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Architecture

Il existe près de 30 000 temples bouddhiques (temple se dit wat en thaïlandais) à travers le pays, dont plus de 400 situés à Bangkok.

Les origines

L’architecture siamoise trouve son origine dans les styles môn, khmer et lao, qui se répartissent en différentes époques, successives ou confondues. La première période s’étend du VIe au XIe siècle de notre ère et concerne l’art Môn Dvaravati. Dvaravati était un État indépendant né de la chute de l’empire de Funan et semble avoir été situé au nord du golfe de la Thaïlande, dans la baie de Bangkok. Ses villes principales étaient Nakhon Pathom (dont certains historiens affirment qu’elle aurait été la première ville de Thaïlande et que c’est par ce port qu’aurait pénétré le bouddhisme), Lopburi et U Thong. Le mot désigne donc aussi l’art florissant encore présent dans la plus grande partie de la Thaïlande actuelle. Les ruines du Wat Mahathat sont l’un des derniers témoignages de cette lointaine époque et le plus grand temple du sud du pays. Son chedi, (coupole), haut de 77 m, est recouvert dans sa partie supérieure de 270 kg d’or. Un musée à Nakhon Si Thammarat présente également des objets religieux datant des périodes Dvaravati et Srivijaya (VIIIe‑XIIIe siècle). À Nakhon Pathom, le Chedi Phra Pathom est le plus ancien et le plus grand temple de faïence dorée (115 m). Dans le même temps, les Khmers, arrivés vers le VIesiècle par la vallée du Mekong, développèrent leur art, plus connu sous le nom d’art Lopburi (XIe-XIIIe siècle), du nom de la ville du centre de la Thaïlande qui fut leur principal siège administratif. Cette appellation rappelle que les oeuvres de cette époque n’étaient pas uniquement dues aux Khmers bâtisseurs d’Angkor, mais portaient aussi l’empreinte des artistes locaux. Le style khmer concerne essentiellement l’architecture et la sculpture. Les bâtiments en bois, matériau de construction utilisé pour les demeures des rois et des nobles de l’époque, ont disparu ; seuls restent les monuments en pierre, c’est-à-dire les temples. L’architecture khmère n’avait pas un but utilitaire mais symbolique. La pierre (brique d’abord, à partir du VIIe siècle, grès ensuite) rendait hommage aux dieux, alors que le bois était destiné aux grands du royaume. À Lopburi se trouvent les restes d’un monastère du XIIe siècle, le Wat Phra Sri Ratana Mahathat. Le prang, tour décorative carrée dont les quatre faces s’élèvent en gradins, est typique de l’architecture khmère. Le terme de Prasat désigne en Thaïlande le temple khmer.

Du XIe au XVIIIe siècle

L’art Chiengsaen apparaît au XIe siècle et se développe jusqu’au XVIIIe. Il est originaire d’un royaume connu sous le nom de Lan Na et s’étendant de Chiang Saeng jusqu’aux lointaines villes du Nord, en passant par Chiang Rai, Chiang Mai (capitale), Lamphun et Lampang. Bouddhiste, le royaume partageait également la culture môn de Haripunjaya dans la région de Lamphung. Le style Lan Na a subi d’autres influences venant d’Angkor, de Sukhothai, du Sri Lanka, d’Inde et de Birmanie. Le Wat Chiang Man est le plus vieux temple de Chiang Mai ; il était habité par le roi Men Raï pendant la construction de la cité, qui a débuté en 1296. Le Wat Phra Signh est considéré comme le temple le plus important de la ville : c’est un intéressant ensemble d’édifices, dont une bibliothèque superbement décorée. A l’extérieur des murs d’enceinte, le Wat Jet Yod possède un chedi carré à sept spires. Le Wat Phra That Doi Suthep est un lieu de pèlerinage situé au sommet d’une colline, à 11 km à l’ouest de Chiang Mai ; son chedi domine la région à plus de 1 000 m d’altitude. Le style U Thong (XIIe-XVe siècle) date d’avant la fondation du royaume d’Ayutthaya et emprunte son nom au roi U Thong qui bâtit cet empire en 1350, sur les terres du royaume Dvaravati, des Khmers et de Sukhothai. Les historiens classent généralement les oeuvres U Thong en trois époques : XIIe-XIIIe siècle (catégorie A), XIIIe-XIVe siècle (catégorie B) et XIIIe-XVe siècle (catégorie C). Sukhothai (l’  » Aube du Bonheur « ) fut la capitale (1238) du royaume du même nom, un royaume qui dura un siècle (XIIIe-XIVe), après être parvenu à se débarrasser du joug khmer et avant d’être définitivement absorbé par la puissante Ayutthaya en 1438. Royaume éphémère donc, mais dont l’époque est considérée comme un âge d’or et l’un des fondements des traditions actuelles. L’hindouisme khmer et indien y laissa des traces, mais c’est le bouddhisme qui était majoritaire. Le Wat Mahatat date du XIIIe siècle, et s’étend sur un carré de 200 m de côté, autrefois entouré de douves.

À l’époque de Sukhothai s’opère une véritable renaissance artistique. Les architectes vont innover avec des constructions en brique, sur des fondations faites de piliers, et l’utilisation du stuc. Les édifices monumentaux sont réalisés toujours à l’aide des mêmes matériaux, mais agencés différemment. En maçonnerie est utilisée la brique liaisonnée en mortier de chaux ou en blocs de latérite. C’est à ce moment que se développe un engouement pour la décoration des Bouddhas. Le royaume d’Ayutthaya domina celui de Sukhothai à partir de 1350 et prospéra pendant plus de quatre siècles, jusqu’à son écrasement par les Birmans en 1767, l’arrivée au pouvoir du roi Thaksin, puis la fondation du royaume de Siam. Au temps de sa splendeur, la ville comptait plus d’un million d’habitants. Elle est à présent devenue un parc archéologique très bien entretenu, s’étendant sur 15 km². Les monuments d’Ayutthaya possédaient les mêmes caractéristiques que ceux de Sukhothai et d’U Thong. Le temple royal de Sri Samphet était le plus important de la ville, et le Viharn Phra Mongkol Bopitr abrite le plus grand Bouddha de Thaïlande. Le Wat Raj Burana est reconnaissable à son prang qui a échappé aux destructions. À visiter également : le Wat Na Phra Meru.

Du XVIIIe au XXe siècle

La dernière époque architecturale est celle de Bangkok. La plupart des temples thaïlandais datent d’ailleurs de la fin du XVIIIe, du XIXe et du XXe siècles. Le général Phya Chakri s’empara du pouvoir en 1782, prit le nom de Rama et devint le premier monarque d’une dynastie qui règne encore de nos jours. Deux périodes artistiques se distinguent : la première s’étend du règne de Rama Ier à celui de Rama III (1782- 1851), et la seconde, de Rama IV jusqu’à nos jours. C’est le style Rattanakosin, du nom d’une île qui fut un temps le siège du pouvoir politique et culturel. Devenue la capitale du pays, Bangkok se dote de nouveaux monastères, qui accueillent notamment diverses oeuvres rapportées des régions du Centre et du Nord dévastées par les guerres et qui sont les symboles d’une politique générale de centralisation. Le roi Chulalongkorn (Rama V, 1868-1910) fit souffler un vent de modernité sur le pays et adopter un style architectural très  » européanisé « , consécutif à ses voyages en Europe. Ainsi, le Ratchadamnoen Khlang, une sorte d’avenue des Champs-Elysées bangkokienne, fut un prélude à l’apparition d’autres larges avenues dans une ville comprenant à présent dans les dix millions d’habitants et à la circulation malgré tout saturée. Les nouveaux palais sont majoritairement l’oeuvre d’architectes italiens. Le Wat Benchamabophit (temple de Marbre) fut ainsi édifié, en 1899, sur les conseils d’Hercule Manfredi ; son bot (chapelle) et son cloître sont recouverts de marbre de Carrare.

De nos jours

De nos jours, l’architecture thaïlandaise ne connaît pas une dynamique extraordinaire, si ce n’est à Bangkok, véritable ville-champignon où les gratte-ciel les plus modernes poussent à perte de vue, telles la tour Bayoke ou celle de l’hôtel Centara, et cela au détriment des maisons traditionnelles en bois. Certains artistes thaïlandais se démarquent cependant sur le plan créatif, avec notamment l’oeuvre de Chalermchai Kositpipat avec son Wat Rong Khun ou  » Temple blanc « , construit à la fin des années 1990 et situé au sud de Chiang Rai, qui se distingue par sa couleur blanche immaculée, agrémentée de quelques miroirs, respectivement pour symboliser la pureté du bouddhisme et la sagesse de Bouddha. Le temple est jalonné de statues étranges, certaines évoquant même les gargouilles de Notre-Dame de Paris. Il s’oppose magnifiquement avec la  » Maison noire ou Baan Dam  » de l’artiste Thaman Duchanee, située non loin du Temple blanc et construit à la même période, qui est entièrement noire, comme son nom l’indique, abritant des animaux empaillés et des os et des squelettes de bêtes sauvages.

Les antiquaires

N’oubliez pas que les statues ou les reproductions de Bouddha sont interdites à l’exportation. Assurez-vous donc, avant de payer, que l’antiquaire obtiendra les permissions nécessaires auprès des autorités. Vous trouverez notamment des céladons, des céramiques, des porcelaines chinoises (Ming et Qing), des statues laquées birmanes et des kalagas (draperies birmanes rebrodées de perles et de pierres sur fond de velours).

Artisanat

La Thaïlande est le pays de l’artisanat par excellence, prévoyez donc un sac supplémentaire pour les coups de coeur ! Les objets les plus courants sont des paniers à riz, des statues de bouddha (attention : il est illégal de sortir du territoire des sculptures de bouddha au corps entier, si vous êtes arrêté à la douane, l’objet vous sera donc confisqué), des porte-bougies, des lampes, sans compter les sacs à main et les bijoux fantaisie. La Thaïlande offre également de belles céramiques décorées, du mobilier en bambou et des objets en argent, bois et poterie. En plus du  » pantalon de pêcheur  » ou pantalon thaï typique, largement répandu dans le pays, il existe de nombreux tissus traditionnels colorés, avec des motifs et des découpes propres à chaque région, particulièrement remarquables chez les minorités ethniques du nord du pays. Et bien sûr, vous trouverez de nombreux foulards et autres confections en soie thaïlandaise, véritable industrie et patrimoine culturel du pays.

En ce qui concerne l’or et les pierres précieuses, le choix est plus grand à Bangkok mais méfiez-vous des arnaques : si un inconnu vous aborde en vous disant qu’acheter des bijoux en Thaïlande vous permettrait de les revendre à un meilleur prix en France et ainsi rembourser en grande partie votre voyage, c’est du pipeau ! Il tentera de vous amener dans une boutique  » au hasard « , alors qu’il est de mèche avec les vendeurs et touche une belle commission. Plusieurs touristes se font arnaquer de la sorte depuis une vingtaine d’années. Un classique de la capitale.

De nombreuses boutiques, généralement tenues par des Chinois, vendent de l’or (bagues, bracelets, colliers…). Pour un achat important, faites-vous accompagner par un ou une Thaï(e). Attention : l’or thaï titre généralement à 24 carats, bref c’est de l’or pur. Un peu mou et très fragile, mais à ne pas confondre avec le plomb plaqué or. Chiang Mai est l’autre grande place de l’artisanat, mais n’hésitez pas à acheter ailleurs l’objet qui vous tente, parce que vous n’êtes jamais sûr de le retrouver, même dans sa région de production.

Que ramener de son voyage ?

Un foulard en soie de chez Jim Thompson.

Masques Khon : ces masques sont issus des danses thaïlandaises classiques qui illustrent des épisodes du Ramakien, combat légendaire entre le bien et le mal d’inspiration bouddhiste.

Des lampes en forme de bulles ou de fleurs, montées en guirlande.

Possibilité de faire des vêtements sur mesure à des prix compétitifs.

Des pâtes toutes prêtes pour la confection de curry et pour épater la galerie que l’on trouve dans les Big C.

Statues artisanales. Attention : il est interdit de sortir du territoire des représentations de Bouddha entier, ainsi que des antiquités.

Objets en laque : le travail de la laque est l’une des techniques les plus anciennes de Thaïlande et du reste de l’Asie du Sud-Est.

Poupées : elles font entièrement partie de la culture et de la tradition thaïlandaise, et on peut trouver de beaux modèles à Bangkok.

Des bijoux. Attention : si l’on cherche à vous en vendre à des prix faibles, ils seront forcément faux.

T-shirts : ils sont en général de bonne qualité et les motifs sont souvent hilarants ! Éviter les contrefaçons de grandes marques.

A noter. Les reproductions de Bouddha sont nombreuses et en vente partout. Néanmoins, on découvre de plus en plus de grands panneaux vous prévenant que Bouddha n’est pas un sujet décoration et qu’il est interdit d’en acheter, tout comme il est très fortement déconseillé de se faire un tatouage de Bouddha. A vous de voir…

Cinéma

Le public thaïlandais aime tous les genres cinématographiques, action, comédie, science-fiction… avec une prédilection pour les films d’horreur. Les films projetés dans les grandes salles de Bangkok sont majoritairement des fictions américaines, un peu moins dans les villes de provinces. Le genre horreur est très apprécié des plus jeunes spectateurs. 13 game sayawng (2006), film de Chookiat Sakveerakul, Countdown (2012), film de Nattawut Poonpiriya ou encore Long Weekend (2013), film de Taweewat Wantha. Les Thaïlandais raffolent également des films d’action, privilégiant les effets spéciaux spectaculaires, tels les fameux Ong-Bak ou L’Honneur du dragon, et des comédies mettant en scène des gays et des kathoeys (transgenre). L’un des films précurseurs qui a très bien marché au box-office thaïlandais en 2000, The Iron Ladies, était basé sur une histoire véridique d’une équipe qui a gagné le championnat de volley-ball de Thaïlande en 1996. Force est de reconnaître que les films français sont peu nombreux dans les salles, mis à part dans les cinémas diffusant des films d’auteurs, telle que la House RCA à Bangkok. Le choix actuel serait néanmoins en train d’évoluer en faveur des films européens, ou même asiatiques d’un genre nouveau : il semble que les élites thaïlandaises aient soif de culture différente. L’épopée historique connaît particulièrement un grand succès, notamment grâce aux films réalisés par Chatrichalerm Yukol : La Légende de Suriyothai (2003), et la trilogie La Légende du roi Naresuan.

La  » Nouvelle Vague  » thaïlandaise

Le cinéma thaïlandais est en pleine phase de développement, et de nombreux jeunes réalisateurs tentent leur chance, avec un certain succès d’ailleurs. Pour mémoire, Oncle Boonmee (Celui qui se souvient de ses vies antérieures) de Apichatpong Weerasethakul a remporté la Palme d’Or au Festival de Cannes de 2010. En 2012, il est à nouveau présent avec le film Mekong Hotel. Quelques années plus tôt, ce même réalisateur y avait déjà reçu le prix Un Certain Regard pour Blissfully Yours : inspiré d’un fait divers survenu en 1998 et décrivant la vie quotidienne en Thaïlande. Bien d’autres metteurs en scène sont apparus, comme Thanut Jitnukul – Kun Pan, The Legend of the War Lord – ou Bang Rajan – Village Warrior (évocation de la guerre du XVIIIe siècle contre les Birmans). Un cinéma riche et imaginatif qui n’a donc pas manqué d’attirer de célèbres réalisateurs occidentaux en quête d’idées nouvelles : Coppola a ainsi participé au montage d’un superbe film de Chatri Chalerm Yukoi, Suriyothai, traitant de l’épopée historique thaïlandaise. Les plus gros succès thaïlandais en 2017 sont By the Time it Gets Dark d’Anocha Suwichakornpong, Pop Aye de Kirsten Tan, Bad Genius de Nattawut Poonpiriya et Thong Dee Fun Khao de Bin Bunluerit et en 2018, A Prayer Before Dawn de Jean-Stéphane Sauvaire, Brother of the Year de Witthaya Thongyooyong, Manta Ray de Phuttiphong Aroonpheng.

Festival international du film de Bangkok

De 2003 à 2007, le Festival international du film de Bangkok représentait le rendez-vous majeur des passionnés du 7e art en Thaïlande et dans le monde. Cependant, un scandale a mis fin à l’événement. Un couple de riches producteurs hollywoodiens aurait versé des pots-de-vin d’un montant de près de 2 millions de dollars à l’un des représentants de la Tourism Authority of Thailand (TAT), organisateur du festival, pour la tenue de l’événement. Aujourd’hui, les producteurs sont en prison, et le représentant officiel dans de sales draps. Heureusement, tout n’est pas si sombre du côté des salles obscures. Un autre festival, relativement plus indépendant celui-ci, continue de faire vibrer chaque année, et depuis 2003, les Thaïlandais et les expatriés amoureux du cinéma. Le World Film Festival de Bangkok s’impose petit à petit comme un rendez-vous à part en Asie et une plaque tournante du cinéma indépendant. En 2018, il a fêté sa 16e édition.

Site Internet du World Film Festival de Bangkok : www.worldfilmbkk.com

Danse

La danse est une activité majeure et ancienne, en Thaïlande. Le Lam Wong par exemple, cette danse traditionnelle encore pratiquée dans les villages à l’occasion des fêtes de famille (également au Laos). Mais il faut admettre que la jeune génération ne s’y intéresse guère plus et lui préfère le défoulement des boîtes de nuit cacophoniques, essaimées à peu près dans tout le pays. La danse traditionnelle (Ram Thai ou Rabam) est néanmoins la principale forme d’art dramatique en Thaïlande. Comme la plupart des danses traditionnelles asiatiques, elle peut se répartir en deux catégories : danse classique et danse folklorique. La danse classique se déroule dans un contexte théâtral et comprend les formes suivantes : Khone, Lakhone et Fone Thai. La danse folklorique, elle, comprend le Likay, utilisée comme divertissement populaire, et un certain nombre de danses régionales ou Ram sont pratiquées à l’occasion des fêtes traditionnelles. D’autres danses sont spécifiquement rituelles comme le Ram Muay, le Wai Khrou ou le Wai.

Danse classique

Toutes ces danses, caractéristiques de la culture siamoise, traduisent une grande souplesse et sont exécutées avec beaucoup de grâce dans les gestes. Chaque figure est ritualisée et correspond à une signification précise ou à l’expression d’un sentiment. Certaines danses font l’objet de représentations destinées aux touristes sous l’appellation de Khantoke, notamment à Chiang Mai où le contexte se prête aux activités artistiques. Le Khantoke se déroule généralement en début de soirée, après un dîner composé de spécialités traditionnelles.

Khone : il s’agit d’une forme de danse particulièrement stylisée qui s’apparente au théâtre mimé. Elle est en effet interprétée par des danseurs muets tandis que l’histoire est chantée par un choeur installé à côté de la scène. La chorégraphie suit les modèles traditionnels et n’est guère sujette aux innovations. Le Khon retrace en fait les épisodes du  » Ramakien « , épopée fortement inspirée du Ramayana hindou. Les costumes correspondent aux caractéristiques traditionnelles et les démons portent des masques aux couleurs vives.

Lakhone : spectacles couvrant une gamme d’histoires plus étendue que le Khon. Ils comprennent certains contes et les épisodes du Jataka (histoire complexe des réincarnations successives, ou avatars de Bouddha). Les danses sont habituellement interprétées par des femmes évoluant en groupe plutôt que par des rôles individuels.

Fone Thai : ces danses d’origine folklorique se répartissent selon cinq thèmes : Fone Tian : danse des chandelles. Fone Ngiou : danse du foulard. Fone Leb : danse des ongles en éventail. Fone Mahn Goum Ber : danse du papillon. Fone Mahn Mong Kol : danse de la joie.

Danse folklorique

Likay : cette forme de danse est beaucoup plus variée que le Lakhone ou le Khone. Les histoires peuvent être originales. Elles comprennent des chants, un jeu de comédie et certaines facéties. Les costumes peuvent être traditionnels, contemporains ou une combinaison des deux. La danse Likay est très souvent exécutée lors des fêtes de village.

Ram Muay : il s’agit d’une danse rituelle exécutée en Asie avant chaque combat de boxe, comme dans le cas du Muay Thai.

Wai Khrou : il s’agit d’un rituel pour rendre hommage au Khrou, c’est-à-dire au maître. Cette danse est exécutée par les combattants d’un match de boxe.

Wai : c’est une cérémonie annuelle accomplie par les groupes de danse classique pour honorer leurs ancêtres et précurseurs artistiques. Le Wai désigne également le salut adressé en signe d’accueil bienveillant à un ami ou un hôte.

Littérature

L’influence khmère et la civilisation môn, qui avait assimilé les textes religieux et juridiques de l’Inde, ont marqué fortement le pays. La Stèle de Rama le Fort (XIIIe siècle), chef-d’oeuvre du thaï ancien, est considérée comme le premier texte important de la littérature thaïe, qui connaîtra plus tard, avec Ayutthaya, deux périodes fastes. En 1431, les Siamois prennent Angkor, ouvrant la voie à la pénétration au royaume de l’influence angkorienne dans les monastères, où les bonzes commentent les textes bouddhiques et les traduisent en siamois. Au XVIIe siècle, le théâtre royal connaît un essor remarqué sous le règne de Phra Narai, qui ouvre son pays sur l’Occident. Le XVIIIe siècle correspond au début de la modernité, avec l’apparition de la presse et la vogue des chroniques. La littérature devient un art majeur au XXe siècle, freiné cependant par le phénomène d’analphabétisme encore bien présent de nos jours, qui fait que l’oralité reste privilégiée. L’oeuvre littéraire thaïlandaise la plus célèbre est sans aucun doute le poème composé par Sunthorn Phu au XVIIIe siècle, long de 30 000 vers. Ce poème raconte l’histoire d’un prince en exil qui doit achever une odyssée faite de guerres et d’amours, avant de rentrer en vainqueur dans son royaume. Parmi les auteurs contemporains, citons Kukrit Pramoj, qui a écrit Quatre Règnes, ouvrage portant sur la vie à la cour royale, et le Bambou Rouge, qui traite le conflit entre le bouddhisme et la politique avec l’arrivée du communisme. Khamsin Srinawk est l’auteur très en vogue de nouvelles, alors que Suwani Sukonta a écrit notamment Un Homme appelé Karn, ou l’histoire du combat d’un médecin contre la corruption. Saneh Sangsuk enfin, Seule sous un ciel dément, L’Ombre blanche : Portrait de l’artiste en jeune vaurien, Venin, ou encore Une histoire vieille comme la pluie, est sans doute l’écrivain thaïlandais contemporain le plus traduit en français. En 2013, Bangkok a été désignée par l’Unesco capitale mondiale du livre.

La littérature pour enfants est encouragée par le gouvernement actuel, incluse dans un programme éducatif culturel ambitieux. La littérature française n’est pas oubliée en Thaïlande puisque certains classiques sont traduits dans la langue locale, comme Les Misérables de Victor Hugo, grâce à certaines maisons d’édition francophiles telles que Khao Fang.

Médias locaux

Presse écrite

BK Magazine : parution bimensuelle (www.bkmagazine.com – (email protected)asia-city.co.th). Shopping, restos et bars, bref les dernières tendances et c’est gratuit ! Très bon site Internet également.

Gavroche : 80 B. Le mensuel francophone de l’Asie du Sud-Est (Thaïlande, Cambodge, Laos, Viêt Nam). Principalement lu par les expatriés francophones. C’est non seulement une source d’informations sur les événements artistiques, mais en plus il y a de bons articles de fond sur Bangkok et l’ensemble du pays. C’est un vrai magazine, avec une ligne éditoriale sérieuse et des collaborateurs dont certains sont d’éminents journalistes. Bref, une lecture recommandable pour qui veut se familiariser avec la Thaïlande sans devoir lire les journaux en anglais.

Bangkok Post (www.bangkokpost.com). Quotidien en langue anglaise, sérieux et très bien fait. L’impression est de meilleure qualité que chez son concurrent, Nation. Publié depuis 1946, ce journal donne de bonnes informations régionales.

Nation Bangkok (www.nationmultimedia.com – (email protected)). Journal anglophone plus orienté vers le sensationnel : certaines informations sont d’ailleurs contestées. L’impression est de qualité médiocre, il faut se laver les mains après manipulation. Bref, notre préférence irait plutôt vers la concurrence.

Où trouver la presse francophone ? Dans les principales villes touristiques, la presse française est disponible avec 72 heures de décalage par rapport à la métropole : Le Monde, Libération, Le Figaro, l’édition internationale du Point, L’Express et même L’Equipe !

Télévision

Elle est partout et fonctionne tout le temps. Les Thaïs sont de véritables accros du petit écran, et la télévision reste, pour une grande majorité de la population, le média le plus important. Les chaînes publiques thaïlandaises sont toutes désignées par un numéro impair : 3, 5, 7, 9 et 11, plus la TPBS (Thai Public Broadcasting Service), anciennement iTV. Les programmes sont composés d’émissions de variétés, de telenovelas très populaires, de séries américaines, de sport, de jeux sponsorisés par de grandes marques commerciales et de reportages d’information (de vénération ?) sur la famille royale. L’accès à la TV câblée ou retransmission par satellite se généralise comme partout dans le monde.

Les telenovelas sont nombreuses et sont devenues des rendez-vous quotidiens qui réunissent toute la famille. Les histoires sont toujours basées sur le même principe, conflits entre familles, entre générations, luttes pour le pouvoir. Les héros répondent à des stéréotypes très marqués. Les hommes sont soit de jeunes apollons bagarreurs, soit des comiques efféminés. Les actrices ne sont pas très futées, colériques, boudeuses, jalouses… Une bonne télénovela ne saurait se passer de bruitages et d’effets spéciaux loufoques.

Le choix habituel, disponible dans les établissements de petites et moyennes gammes, comprend les canaux suivants : CNN, BBC, RAI, plusieurs chaînes de sport et de cinéma (anglophones) et, parfois, TV5 Monde Asie ou France 24. Les grands hôtels offrent habituellement un choix de plus de 50 chaînes satellite, comme en Occident.

Radio

Il existe en Thaïlande, comme dans tous les pays, une profusion de radios FM (modulation de fréquence) et AM (modulation d’amplitude) : plus de 400 au total. Un certain nombre de programmes anglophones, dont 97 FM, 107 FM et Radio Bangkok : 95,5 FM.

Presse en ligne

Asie Info : média pure-player consacré à l’actualité de la région Asie du Sud-Est, récemment ouvert en ligne, et de grande qualité. Les informations sont souvent factuelles, concises et vérifiées, et parfois des reportages et des chroniques touchent à des sujets de fond.

Le petit journal : journal pour expatriés francophones à travers le monde, qui possède une section sur la Thaïlande (www.lepetitjournal.com).

Musique

À l’image de l’histoire politique du pays, la musique thaïe a été influencée par celles de civilisations plus anciennes : Chine, Inde et empire khmer. Il existe naturellement des variantes d’une région à l’autre. Les premiers instruments utilisés furent cependant inventés par les Thaïs eux-mêmes, avant que ne s’exerce l’influence de l’Inde, dont ils reprendront et adapteront ensuite certaines techniques. Ces premiers instruments étaient assez rudimentaires, fabriqués à base de matériaux peu coûteux, comme le bois (bambou) et le cuir, alors que le métal était sans doute trop précieux et réservé à d’autres usages. La culture indienne, après avoir été assimilée par les civilisations môn et khmère, marqua de son influence le royaume de Siam, et de nouveaux instruments furent alors créés : phin, sang, pi chanai (le pi est une sorte de hautbois), krachap pi, chakhe, thon, notamment durant la période de Sukhothai. De nos jours, il existe en Thaïlande une cinquantaine d’instruments de musique, comprenant des percussions (gongs, schoung schang, tapôn, crab, tong, clong, tlounpounpan), des instruments à vent (flûtes, trompettes) ou des instruments à cordes (le trô, sorte de violon à trois cordes). Ces instruments sont utilisés à l’occasion de fêtes traditionnelles et religieuses (mariages, enterrements, etc.), mais aussi pour accompagner certaines pièces de théâtre, un art très prisé en Thaïlande.

Musique traditionnelle

Actuellement, les chants traditionnels thaïs sont accompagnés de percussions ou d’instruments à vent parfois rudimentaires. Le chant se pratique à l’unisson : les tonalités graves sont quasiment inexistantes. Les tambours sont utilisés essentiellement pour accompagner la performance de danses. Les chants de l’époque Sukhothai sont encore pratiqués de nos jours, comme le Phlep Thep Thong. Mais les techniques vocales et les regroupements musicaux se sont véritablement développés pendant la période Ayutthaya. À la même époque, le Ramakien (épopée d’origine hindoue, le Ramayana, retraçant l’affrontement mythique entre le Bien et le Mal) servit naturellement de source d’inspiration aux poètes qui se lancèrent dans l’écriture des textes servant actuellement de référence. Les oeuvres se traduisaient par une suite de chants désignée sous le terme de Phleng Rua. Suite à la fondation de la nouvelle capitale Bangkok, le théâtre chanté poursuivit un développement privilégié par la royauté.

Musique classique

La musique classique occidentale fut introduite dans le pays à partir du XIXe siècle, sous l’impulsion de la famille royale, qui l’appréciait grandement. De nos jours, dans un registre plus moderne, le roi Bhumibol Adulyadej possède un réel talent d’interprète et de compositeur de jazz. La princesse Maha Chakri Siridorn joue elle-même de plusieurs instruments traditionnels. Le musicien Phra Chen Duriyang, ayant appris le piano (et quelques autres instruments à cordes) grâce à son père allemand, contribua à faire connaître les grands compositeurs européens (Bach, Mozart, Beethoven entre autres) en Thaïlande. Il créa au début du XXe siècle le premier orchestre symphonique thaï, sous l’égide du Département royal du spectacle, et forma de nombreux musiciens. C’est lui qui composa l’hymne national thaïlandais. A partir des années 1930, bien d’autres orchestres virent le jour et, en novembre 1982, le Bangkok Symphony Orchestra donna son premier concert, cinq mois à peine après avoir été créé. De nos jours, cependant, la musique classique et le jazz semblent réservés à certains initiés de la bonne société nantie et restent quasiment méconnus des classes laborieuses.

Musique populaire

Vers le début des années 1950, la musique populaire occidentale a été plus facilement acceptée par un large public thaïlandais : on trouve aujourd’hui de nombreux groupes dont la musique mêle diverses influences pop rock avec des airs d’origine traditionnelle (ne voit-on pas sur certaines photos pieusement exposées, le couple royal devisant en compagnie d’un certain Elvis Presley ?). Cependant, la Thaïlande résiste plutôt bien à l’omniprésence mondiale des variétés anglaises et américaines contemporaines et lui préfère des productions purement locales : depuis la chanson à l’eau de rose sur accompagnement de synthétiseur, où deux styles s’affrontent : le Luk thung et le Mor lam. Le premier est un style qui vient du centre de la Thaïlande, et son représentant le plus populaire se nomme Pumpuang Duangjan. Le second vient de l’Isaan, se caractérise par un rythme très rapide, des cris et des onomatopées que le public reprend en coeur en s’agitant frénétiquement sur les scènes de danse. Le hard rock ou le heavy métal version siamoise, dans un registre provocateur très actuel, complètent cette production. Quant au karaoké, importé du Japon il y a déjà un certain nombre d’années, il a fait une entrée fracassante en Thaïlande, mais il faut tout de même reconnaître qu’il doit davantage son succès à la contribution qu’il apporte au tourisme sexuel asiatique qu’à la qualité de ses harmoniques.

Musique  » string « 

La pop thaïlandaise, aussi connue sous le nom de musique string, est la musique tendance du moment, diffusée sur la grande majorité des ondes radio et des chaînes télévisées du pays. Elle s’est popularisée dans les années 1990, au moment du carton des boysbands et en conserve toujours l’esprit très teenage, avec des sons et rythmes souvent recyclés, des paroles à l’eau de rose et des clips romancés dans lesquels chanteurs et musiciens se livrent à des chorégraphies parfaitement déterminées. L’une des figures les plus populaires de la musique string thaïlandaise est Tata Young, une jeune américano-thaïlandaise, à présent célèbre dans toute l’Asie du Sud-Est, qui a démarré très jeune dans la musique et, à cause de son côté sulfureux et provocateur, est souvent comparée à Madonna. Parmi les plus connus de nos jours : Bodyslam, Big Ass et Silly Fools. Ce genre de musique, facilement comparable à ce que l’on nomme en France de la musique commerciale, garde néanmoins une touche thaïlandaise avec un rythme générique assez country, et des sonorités plutôt aiguës.

Rap against dictaroship, les militaires répliquent en musique

Le groupe RAD (Rap Against Diktaroship) a sorti un clip vidéo posté sur Youtube et Itunes sous le titre de Prathet Ku Mee, Ce qu’est mon pays.  » Le pays où tu dois choisir entre ravaler la vérité ou avaler une balle « , scande un rappeur, le bas du visage dissimulé par un bandana, entouré d’une foule de jeunes gens en colère, brandissant le poing. Cette chanson a aussitôt été likée plusieurs millions de fois après tout juste une semaine. Durant quelques temps, la police a voulu interdire la diffusion de ce clip et a même tenté de poursuivre le groupe, mais devant l’ampleur du phénomène, elle a fait machine arrière. A quelques mois des élections législatives, un vent de révolte souffle contre le gouvernement et les militaires en place. Un clip cette fois-ci sponsorisé par la junte militaire, tente en cette fin d’année 2018, de contrer le succès de RAD, mais sans rencontrer le même succès…

Peinture et arts graphiques

Pendant de nombreux siècles, la peinture thaïlandaise s’est développée par le biais de la religion bouddhiste, au sein des temples et des palais, dans l’idée qu’elle devait servir à embellir les objets religieux et royaux qui l’entouraient. Ces peintures représentent le plus souvent des contes religieux, la vie de Bouddha et des scènes populaires de la vie quotidienne. La plus célèbre est sans doute la représentation du conte Ramakien (fortement inspiré du Ramayana indien) qui raconte l’histoire d’une guerre entre des hommes et des géants, métaphoriquement de la victoire du Bien contre le Mal. Les peintres se servaient alors de cinq couleurs primaires (le rouge, le jaune, le bleu, le blanc et le noir). Puis, au XIXe siècle, la palette de couleur s’élargit et de nouvelles techniques furent utilisées, notamment l’usage de la feuille d’or.

La peinture contemporaine thaïlandaise oscille encore entre tradition et modernité, alors que la plupart des galeries et boutiques proposent des oeuvres liées à la religion. Certains artistes se démarquent cependant, tels que Vasan Sitthiket, très engagé sur le plan politique et dont quelques oeuvres sont exposées au musée d’Art moderne de la ville de New-York. L’activité créative se concentre principalement à Bangkok, avec ses musées, ses galeries et les événements de l’université Silpakorn, spécialisée dans les arts. Dans une moindre mesure, de nombreuses galeries d’art se trouvent également à Chiang Mai, qui petit à petit devient aussi la capitale du street art de la Thaïlande.

Sculpture

L’histoire de la sculpture thaïe se confond avec celle de son architecture, et toutes les oeuvres ont été réalisées dans un but religieux, les représentations de Bouddha étant les plus nombreuses. La pierre fut le matériau le plus utilisé, mais rien n’était trop beau pour rendre hommage au Sage, et les minéraux et métaux les plus précieux servirent aussi pour son culte. Les premières sculptures étaient en pierre ou en bronze et représentaient les divinités bouddhiques et hindoues, les artistes étant contraints de respecter certaines règles édictées en Inde, berceau des deux religions. On ne sait pratiquement rien sur ces premiers sculpteurs puisque aucun nom n’a été laissé sur les oeuvres. Les statues de Bouddha thaïes doivent forcément porter certains signes distinctifs. Comme il n’existait aucun portrait réel de Bouddha, les autorités bouddhistes inventèrent trente-deux motifs spécifiques à inclure dans toutes les représentations pour qu’il soit reconnaissable au premier coup d’oeil. Tous ces signes particuliers ne pouvant évidemment pas figurer en même temps dans les sculptures, il suffisait d’en faire apparaître un seul pour que celles-ci soient réussies. Par exemple, la coiffure de Bouddha, appelée ushnisa, est le symbole de la sagesse ; le drap qui recouvre son corps laisse apparaître ses muscles et ses côtes, pour montrer sa supériorité sur l’homme moyen, le vêtement simple pour signifier la parfaite pureté de son esprit. En Thaïlande, son corps est également asexué, symbole de la discipline spirituelle supérieure au désir physique. Ses yeux sont légèrement baissés et en forme de boutons de fleur et il arbore un léger sourire qui témoigne de sa paix intérieure.

Bouddha fut représenté de manière différente selon les époques (Dvaravati, Lopburi…) : les Môns, par exemple, le représentaient avec un grand visage aux yeux proéminents, au nez large, aux lèvres épaisses, ou encore debout, droit, les mains dans la position mudra (les mudra sont des gestes spécifiques de la main constituant un véritable langage) de méditation, les deux côtés du corps parfaitement identiques. Le premier style Lanna créait un personnage particulièrement robuste : épaules larges, poitrine gonflée et taille fine, visage rond et coloré, jambes croisées avec les chevilles bloquées dans la position du lotus, plantes des pieds tournées vers le haut ; le second style Lanna lui donnait un corps plus mince, au vêtement plus long, au visage ovale, à la tête surmontée d’une flamme Sukhothai au lieu du bouton de lotus. Les artistes du Lan Na créaient aussi des statuettes animales : éléphants, grenouilles, oiseaux à deux têtes… Le Bouddha de Sukhothai était encore différent : son asymétrie montrait que les sculpteurs ne fondaient pas leurs oeuvres sur des critères esthétiques mais en fonction de l’interprétation littérale des textes religieux et des canons rédigés en pali qui indiquaient tous les signes distinctifs (Iakshana) de Bouddha. Signes particuliers : nez aquilin en forme de bec de perroquet, coiffure en V à la racine des cheveux, trois plis sur le cou, lobes des oreilles très allongés (témoignage de son précédent statut de prince), bras longs et sinueux, comme il est stipulé dans les Saintes Ecritures.

Style Ayutthaya : les statues sont représentées dans des attitudes beaucoup plus variées et une gestuelle plus riche qu’à toutes les autres périodes de l’art thaï : mains jointes à hauteur de la poitrine, tenant le bol à aumônes, main levée en signe d’apaisement, pouce et index en forme de cercle signifiant l’enseignement ou la prédication. Bouddha fut souvent sculpté dans une position allongée, et certaines de ces oeuvres ont des dimensions monumentales.

Style Rattanakosin : il se caractérise par le foisonnement de décorations majestueuses autour de Bouddha, ce qui rompt avec la simplicité et le raffinement des statues des époques précédentes. Sous le règne de Rama III, trente-quatre nouvelles attitudes tirées des événements les plus importants de la vie de Bouddha furent commandées, mais bientôt délaissées du fait de leur impopularité, et seules restent les six attitudes traditionnelles.

Style U Thong : séparation étroite entre le front et les cheveux, doigts de longueur inégale, cheveux bouclés, visage carré (mélange d’influences môn et khmère). Le bronze, le stuc et le grès étaient les matériaux les plus utilisés. Les statues préfigurent celles de la période Ayutthaya.

Théâtre

Le théâtre thaï comporte six formes d’expression, allant du Khone, théâtre dramatique dansé avec usage de masques, au Nang, théâtre d’ombres chinoises de tradition séculaire.

Le théâtre dansé

Il existe trois formes de danse dans cette catégorie :

Le Khone est une forme de théâtre classique issue d’anciens rituels accomplis dans les temples.

Le Lakhone est une représentation populaire dérivée du Khone développant d’autres thèmes, en particulier le récit des vies antérieures du Bouddha : Jataka.

Le Likay est une danse plus légère, entrecoupée d’intermèdes comiques, de plaisanteries osées et de chansons. Les troupes de Likay parcourent le pays et jouent parfois sur des scènes de fortune, en plein air.

Le théâtre d’ombres

Le Nang est apparu il y a environ cinq siècles en Asie du Sud-Est. Il trouve ses origines dans les rituels magiques invocatoires pratiqués en Inde, Indonésie et Chine, les trois foyers principaux de son apparition. Il met en scène des marionnettes de forme humaine, présentées de profil entre un écran et une source d’éclairage. Les  » ombres chinoises  » des personnages sont visibles par le public. Il y a en fait plusieurs manières de produire les silhouettes à contre-jour :

Les mains et les doigts figurant directement des personnages.

Des silhouettes transparentes en papier, parchemin ou cuir mince huilé.

Des marionnettes opaques en bois, carton, cuir séché ou métal.

Ce sont ces dernières qui constituent le véritable théâtre d’ombres. Il existe différents modèles de marionnettes thaïlandaises : les  » Hun Krabok « , poupées sans bras ni jambes, avec une tête en bois et un long cou. Les  » Hun Luang « , grandes marionnettes de la cour royale, hautes d’un mètre. Les  » Hun Wang « , créées sous le règne de Rama V. Et enfin, les  » Hun Lakon Lek « , apparues sous le règne de Rama VI. Toutes ces poupées sont richement vêtues et bien décorées. Le dalang, celui qui manipule les marionnettes, est l’homme orchestre du spectacle : il est à la fois conteur, imitateur, chanteur et il dirige l’orchestre qui accompagne les scènes. Il doit tenir en haleine son auditoire pendant toute la durée de la pièce. Il a donc forcément le sens de l’humour et sait capter l’attention du public grâce à ses plaisanteries lancées aux moments opportuns. Au cours d’une représentation, le dalang était considéré comme le lien entre les hommes et les dieux. En Thaïlande, certains dalangs sont de véritables célébrités locales et réussissent à vivre aisément de leur art : il en va ainsi pour Suchart Subsin, installé à Nakhon Si Thammarat. Aujourd’hui, malheureusement, les représentations ne sont données qu’en de rares occasions. Le Nang Yai (ou Nang Sbek, en khmer) signifie  » grand cuir  » : ce sont d’immenses marionnettes ajourées atteignant parfois 2 m de hauteur, évoluant également sur un accompagnement musical. Quant au Nang Talung ( » petit cuir « ), c’est une spécialité thaïlandaise qui s’inspire de la vie quotidienne mais aussi des vieilles légendes khmères (Ream khmer).

Les malas sont de magnifiques chef-d’oeuvre composés de 108 perles que les Boudhistes et les Hindous utilisent depuis des siècles pour méditer. Il est utilisé pour compter les mantras (les prières en sanskrit) parmi groupes de 108 répétitions. La récitation d’un mantra est utilisée tel que une forme de méditation.
Selon les origines du yoga, un mantra est un mot ou bien une phrase en sanskrit qui a des avantages spéciaux qui transforment la conscience, satisfont les désirs ou promeuvent la guérison.

La « guirlande de méditation » est donc la traduction littérale de ce mot d’origine sanskrit, la langue des écris religieux hindous et bouddhistes, ce qui renvoie à son usage première le « Japa » (type particulier de méditation où le fidèle récite des textes sacrés). Dès lors, le japa mala sert à la récitation de prières mantras pendant séances de méditation.
Le Mala sert principalement à compter le nombre de récitations de mantras dans le bouddhisme pendant les prières et pendant la méditation, pendant que dans l’hindouisme ce bracelet Mala « Rudraksha » est un objet de protection aux vertus spirituelles avec la composition de graines d’Elaeocarpus ganitrus de tailles diverses.

Le bracelet Mala permet, avec l’aide de ses perles, d’évaluer votre temps de méditation. Il est une valeur équitable de la durée de chacune de vos séances.

Le bracelet Mala pourra aussi vous aider à travailler votre patience et votre concentration. La patience et la méditation sont deux vertus indispensable à la méditation. Ce sont aussi des qualités considérables dans votre vie de tous les jours et dans votre épanouissement personnel et spirituel.

Le fait d’égrener tout pluie permet de se recentrer. Le bracelet Mala est un mécanisme qui rappelle à l’essentiel en toutes circonstances.

Il est le symbole du parcours de ses chemins intérieurs. Il suggère que ces chemins peuvent être traversés à l’infini en dévoilant toujours de nouveaux trésors. C’est une façon d’apprendre que la connaissance de soi est Illimitée. Le développement personnel est l’art de entier une vie. Il est probable de profiter de l’énergie du Mala tibétain pour mettre or point sa séance. Certains parure Mala permettent d’accéder plus vite à un état de sérénité intérieur. Ils sont également propices en or bien-être et à la relaxation.

Dans le yoga, le bracelet Mala peut aussi devenir un point de fixation. Il permet de rester concentré, et surtout d’effectuer abstraction de l’environnement.

Les bijoux bracelet Yoga ont souvent des bienfaits lithothérapie grâce aux pierres semi précieuses. Le pouvoir des pierres est très puissant sur le corps humain.
Voici les pierres naturelles donnant des énergies positives :
• Quartz
• Cristal
• Jaspe dalmatien
• Cornaline
• Pierre de soleil
• Agate noire
• Diamant
• Citrine
• Obsidienne
• Calcédoine
• Pierres de lave
• Pierre d ambre
• Oeil de faucon
• Jaspe jaune
• Pierre de protection
• Pierre de lune
• Turquoise
• Améthyste
• Lapis lazuli
• Aventurine
• Oeil de tigre

Ceux qui examinent les chakras les décrivent tel que des organes vivants. Ils auraient pour fonction la contrôle de « l’énergie » entre les différentes parties du corps, et entre le corps, la terre et l’univers. Soumis aux aléas de l’individu, ils présenteraient des symptômes de rigidité et pourquoi pas d’affaissement, d’encombrement ainsi qu’à de perte de vitalité. Ils communiqueraient entre eux et seraient capables de se compenser mutuellement. Réciproquement, une action « d’harmonisation énergétique » ( tel que le intention bracelet ) aurait des répercussions sur facultés de l’individu.